
BRAINE-L'ALLEUD - Isis Arrondo fait déjà l’unanimité à la salle Gaston Reiff. La Française, arrivée de Tarbes, a trouvé le cadre idéal pour relancer sa carrière.
Dans l’Égypte ancienne, la déesse Isis était invoquée pour ses qualités de protectrice. Isis Arrondo (22 ans) ne fait pas encore l’objet d’une telle dévotion à la salle Gaston Reiff. Elle est cependant déjà occupée à s’y faire un nom.
Arrivée en droite ligne de Tarbes durant la trêve hivernale, la meneuse a déjà posé son empreinte sur le jeu brainois. Samedi dernier, elle fut l’un des principaux artisans du premier succès des promues en division 1, face à Houthalen.
« C’est un match que nous devions gagner, explique-t-elle. Le groupe a bien travaillé durant toute la semaine pour y parvenir. On a rapidement pris confiance pour ensuite gérer les échanges de bout en bout. »
Dépositaire du jeu brainois, Isis Arrondo a également pris 21 points à son actif. La distributrice, aidée par sa compatriote Soana Lucet, elle aussi transférée en fin d’année, stabilise l’équipe de Jean-Luc Cornia et favorise l’éclosion des jeunes du groupe. Son arrivée constitue du pain béni pour une formation en difficulté dans les profondeurs du classement. D’autant que, à Tarbes, la meneuse côtoyait les sommets.
« J’ai cependant joué très peu cette année, suite à l’arrivée de la Serbe Maja Milikovic. Or, ma priorité est de bénéficier d’un maximum de temps de jeu. Voilà pourquoi j’ai chargé mon agent de me trouver un club correspondant à mes attentes. Compte tenu de ses bonnes relations avec Éric Leloup, le manager brainois, j’ai opté pour les Castorettes. »
Championne d’Europe Espoirs avec les Tricolores en 2009 et championne de France avec Tarbes en 2010, Isis Arrondo fait tout de même le grand écart en débarquant à Braine-l’Alleud, dans un club qui ferme la marche en division 1 belge.
« Pour dire toute la vérité, je ne connaissais ni le nom du club ni celui du coach au moment de signer. Mai j’ai accepté car les opportunités sont rares à cette période de la saison. J’ai donc sauté sur l’occasion. »
Hébergée à Ath, où elle partage un logement avec Soana Lucet et l’Américaine Jesyka Burks-Wiley, la Basque (elle est originaire de Pau) s’est rapidement fondue dans son nouvel environnement.
« Cela fait deux semaines que je suis ici et tout se passe surper bien. Braine ne dispose peut-être pas de structures aussi professionnelles que celles que j’ai l’habitude de fréquenter en France mais ses valeurs humaines sont par contre beaucoup plus développées. C’est une dimension que l’on a tendance à oublier dans le basket pro. J’espère que ce club parviendra à les conserver au fil de son évolution. »
Une évolution à laquelle elle espère participer activement d’ici la fin de la saison.
« L’objectif du club est de se sauver par l’intermédiaire des play down. Pour ma part, je regarde toujours vers le haut. Je vise les play off (sic) ! Pourquoi ne pas être ambitieux? »
Si le challenge de la meneuse semble irréaliste, son projet de rebondir en France la saison prochaine l’est beaucoup moins.
« C’est en tout cas mon objectif, conclut-elle.¦

Source: fibaeurope.com






